Québec
Le Québec (API : /kebɛk/) est une province de l’est du Canada, bordée au nord par le Nunavut, à l’ouest par l’Ontario, au sud par les états américains du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de New York, et à l’est par les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador. Sa capitale est la ville de Québec et son agglomération principale est Montréal. Le Québec est la province ayant le plus grand territoire (1 667 441 km2) et il occupe le deuxième rang en population au Canada (7 744 530 habitants). Il était l'une des quatre provinces fondatrices de la Confédération canadienne en 1867. Il est aussi la province avec la deuxième plus grande économie, après l'Ontario.
La Chambre des communes du Canada et l’Assemblée nationale du Québec ont, chacune à leur façon, adopté une résolution déclarant que les Québécois forment une nation.
Au Québec, le droit commun, en matière de droit privé, est établi par le Code civil du Québec, d’inspiration française, tandis qu’ailleurs au Canada, c’est le système de la common law qui est en vigueur.
Quelque 80 % des Québécois sont de langue maternelle française qui est la langue officielle de la province. L’anglais est la langue maternelle de près de 8 % de la population ; malgré leur déclin démographique, 71 % des Anglo-Québécois se considèrent bilingues, c’est-à-dire qu’ils ont une maîtrise suffisante du français pour soutenir une conversation. Quant aux allophones, ils comptent pour près de 12 % des Québécois ; la langue qu’ils utilisent le plus souvent à la maison est le français pour 51 % d’entre eux, et pour 71 % de ceux dont l'arrivée dans la province est plus récente (depuis 1971). On recense 159 905 autochtones au Québec, soit 2,2 % de la population, dont 9 600 Inuits vivant au Nunavik (le Grand Nord québécois).
L’aérospatiale, les biotechnologies, l’industrie pharmaceutique, le génie-conseil, la métallurgie, les technologies de l’information et l’industrie culturelle sont parmi les secteurs clés de l’économie post-industrielle diversifiée du Québec moderne. Étant donné leur grande disponibilité, les ressources naturelles demeurent un important facteur de création de richesse.
Géographie du Québec
Le Québec occupe une position dominante dans l’est du continent nord-américain. D’une superficie de 1 667 441 km2, le Québec pourrait contenir près de trois fois la France métropolitaine, cinq fois l’Allemagne et le Japon, ou encore quarante fois la Suisse.
Du sud au nord, le Québec s’étend sur un peu plus de 17 degrés de latitude, et de l’est à l’ouest, sur plus de 22 degrés de longitude.
Il partage une frontière avec quatre États du nord-est des États-Unis – l’État de New York, le Vermont, le New Hampshire et le Maine – ; trois provinces canadiennes – Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario ; en plus d’une frontière maritime avec le territoire du Nunavut.
Vu de l’espace, le Québec se démarque par l’abondance de ses cours d’eau. En effet, le Québec dispose d’une des plus importantes réserves d’eau douce du monde, qui occupe 12 % de sa superficie totale. Il possède sur son territoire 3 % de l’eau douce renouvelable du globe, alors qu’il ne représente qu’un dixième de 1 % de la population. Pas moins d’un demi-million de lacs – dont 30 d’une superficie supérieure à 250 km2 – et 4 500 rivières déversent leurs torrents dans l’Atlantique, par le golfe du Saint-Laurent, et dans l’océan Arctique, par les baies James, d’Hudson et d’Ungava.
Quatre saisons très contrastées se succèdent au Québec, dont un printemps doux et bref et un automne frais et coloré. Les saisons les plus marquées restent l’été et l’hiver. Les étés sont chauds et souvent très humides. La période chaude dure environ 2 mois, et est témoin de nombreuses fêtes et festivals dans la ville. Les hivers sont froids, assez longs (neige au sol généralement de novembre à avril), très neigeux, et humides eux aussi. Les températures varient énormément, pouvant atteindre les 35 °C en été, et descendre jusque sous la barre des -40 °C en hiver. Ces données sont pour le sud du Québec, dans la vallée du Saint-Laurent, où la quasi-totalité de la population se concentre. Au nord de la ville de Québec, à l'exception du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le climat devient de plus en plus rude, ce qui empêche notamment l'agriculture.
Ce climat et les conditions du sol sont propices à la croissance d’une forêt dense sur une grande partie du territoire. On estime que la forêt québécoise s’étend sur 750 300 km2. Au nord de la ville de Québec, cette forêt est composée de conifères comme le sapin, le pin et l’épinette. En se rapprochant du fleuve vers le sud, s’ajoutent graduellement le bouleau blanc, puis le bouleau jaune et d’autres feuillus. Le sud du Saint-Laurent possède une forêt mixte, composée d’essences comme l’érable, le bouleau jaune, le tilleul et le caryer cordiforme.
Si le Québec est vaste, il est néanmoins très faiblement peuplé (densité de 4,9 habitants par kilomètre carré) et la répartition de la population est très inégale. Le nord du Québec est très peu peuplé alors que 80 % de la population québécoise vit près des rives du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, en 2006, pas moins de 1 873 971 personnes s’agglutinaient dans les 498 km2 de l’île de Montréal (pour une densité de 3 761,6 hab./km²). En revanche, seulement 40 637 Québécois habitaient la région du Nord-du-Québec, qui compte pourtant pour 43 % du territoire. Le territoire du Québec est par ailleurs constitué de terres publiques, officiellement nommées les terres du domaine de l'État, qui composent environ 92% de sa superficie totale à l'inverse des terres privées sur lesquelles vit la grande majorité de la population.
La Nouvelle-France
Les débuts de la Nouvelle-France, et, par le fait même, du Canada, province de cette colonie, remontent à 1600. De fait, cette date correspond à la fondation, par Pierre de Chauvin, Sieur de Tonnetuit, du comptoir de Tadoussac, soit du premier établissement français en Amérique du Nord.
En 1603, les premiers colons français, menés par Samuel de Champlain, s’allièrent aux tribus amérindiennes des Hurons-Wendats et des Algonquins contre les Iroquois. À cette époque, on comptait environ 30 000 Wendats et 15 000 Iroquois, mais une série d’épidémies abaissa la population des Wendats à 12 000, tandis que celle des Iroquois demeura inchangée. En 1608, le père de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain, fondait la ville de Québec, alors utilisée comme simple comptoir de traite.
En 1627, la création, par le cardinal de Richelieu, de la Compagnie de la Nouvelle-France (ou Compagnie des Cent-Associés) permit à cent actionnaires de développer le Canada. L’année suivante, cette compagnie lançait sa première expédition. Celle-ci, qui comptait 400 personnes, ne parvint jamais à destination, tombant entre les mains des Britanniques.
De 1629 à 1632, suite à la capitulation de Québec face aux frères Kirke, les Anglais occupèrent le territoire de l’Acadie et de ce qui, aujourd’hui, constitue le Québec. Samuel de Champlain fut fait prisonnier et il s’ensuivit la faillite de la Compagnie des Cent-Associés. À la suite du traité de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, le Royaume de France reprit toutefois possession de la colonie. Deux ans plus tard, la ville de Trois-Rivières était fondée.
En 1640, la Nouvelle-France ne comptait que 500 personnes. Les guerres iroquoises et les maladies étaient les principales causes de mortalité dans la colonie. En 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve fonda Ville-Marie (future Montréal). À l’époque, il ne s’agissait que d’un fort servant de protection contre les attaques des Iroquois (la première grande guerre iroquoise dura de 1642 à 1667). Suite .......
Économie québécoise
L’économie du Québec peut être qualifiée de post-industrielle diversifiée. Bien que la province possède de gigantesques ressources naturelles, sa croissance repose surtout sur les nouvelles technologies. L’industrie aérospatiale est très importante, surtout à Montréal, avec la présence de constructeurs comme Bombardier, Pratt & Whitney Canada et CAE. Montréal est considérée comme le deuxième centre aérospatial au monde, après Seattle et devant Toulouse. Cela fait du Québec le quatrième plus gros joueur mondial sur ce marché. L’industrie du jeu vidéo connaît depuis quelques années un essor fulgurant, avec la présence d’entreprises comme Electronic Arts, Ubisoft, Softimage et Eidos. Elle emploie près de 10 000 personnes et des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars sont prévus dans ce domaine au cours des prochaines années.
De plus, étant donné qu’elle produit de l’énergie en grande quantité et à un bas coût, la province produit près de 10 % de l’aluminium sur la planète, grâce au géant canadien Alcan (racheté par le groupe Britanno-Australien Rio Tinto en 2007) et à son concurrent américain, Alcoa. Récemment, l’économie québécoise a dû faire face à plusieurs embûches : hausse fulgurante du dollar canadien, féroce concurrence étrangère (Asie), hausse du prix de l’énergie, crise dans le secteur forestier et, dernièrement, ralentissement de l’économie américaine. La croissance a été de 2,2 % en 2006, inférieure à la moyenne canadienne de 3 %. Pour 2007, la croissance sera sous les 2 %. Cependant, une reprise est prédite pour 2008. Le PIB de la province est de 230,6 milliards $US en parité de pouvoir d’achat (PPA), et celui par habitant est de 30 143 dollars américains (en PPA), un montant qui se compare à celui de la France ou de l’Italie. Cependant, l’écart entre le PIB/Habitant avec la riche Ontario et la moyenne canadienne est d’environ de 15-20 %, la moyenne nationale se situant à 35 875 $US (en PPA). De par sa taille, l’économie du Québec se compare à celle de la Norvège.
Soixante-dix pourcent de son PIB est généré par le secteur des services et le taux de chômage est de 7 % (décembre 2007), supérieur à la moyenne nationale qui est de 6 %.
Le Québec compte aussi plusieurs entreprises qui rayonnent internationalement : Bombardier, le Cirque du Soleil, Quebecor, Couche-Tard, Saputo, Garda, etc.
Le tourisme
L’industrie touristique est un pilier économique majeur au Québec. En 2005, l’industrie touristique procurait des emplois directs à 133 271 travailleurs. Ces employés œuvrent dans plus de 29 000 entreprises touristiques québécoises. On estime qu’en 2005, le Québec a accueilli 28,3 millions de touristes. De ce nombre 75,7 % provenaient du Québec, 13 % du Canada, 7,6 % des États-Unis et 3,7 % d’autres pays. Annuellement, les touristes dépensent plus de 7,5 milliards de dollars dans les différentes sphères de l’industrie touristique québécoise.
Eu égard au tourisme, le Québec compte 21 régions différentes (à ne pas confondre avec les régions administratives). Quelle que soit la saison, une panoplie d’activités s’offre aux visiteurs. Quant aux attraits, les musées, casinos, lieux de culte et du patrimoine, parcs, réserves et jardins, sont particulièrement courus des touristes. Enfin, le Québec est le théâtre de nombreux événements d’envergure internationale, qu’il s’agisse de compétitions sportives (Grand Prix automobile du Canada, Coupe Rogers), de festivals (Festival International de Jazz de Montréal, Festival d’été international de Québec) ou du célèbre Carnaval de Québec, plus important carnaval d’hiver au monde.
Environnement
Le Québec s’est doté d’un plan vert dans le but d’atteindre les objectifs de Kyoto. Un de ces objectifs est de réduire les gaz à effet de serre (GES) de 6 % sous les niveaux de 1990, d’ici 2012. Malgré le fait que les GES ont augmenté au Canada de 30 % depuis la signature du protocole, le Québec fait bien meilleure figure puisqu’ils n’y ont augmenté que de 6 6 % entre 1990 et 2003. D’ailleurs, une des raisons pour laquelle le Québec a un avantage considérable sur les autres provinces canadiennes, c’est qu'il a comme principale source d’énergie l’hydroélectricité, renouvelable et peu polluante.
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